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L'hôtellerie en 2025 : expérience et technologie main dans la main

Photo du rédacteur: Noelia CeballosNoelia Ceballos

À quoi ressemblera un 2025 post-JO pour l'hôtellerie française? C'est l’interrogation que les professionnels ont hâte de pouvoir répondre au fil des mois à venir.

Une chose est sûre : cette année sera une année d'opportunités pour le tourisme. Nous sommes déjà sur un bon démarrage de saison. Maintenant à vous, hôteliers, de saisir le coup de projecteur mondial dont l’Hexagone a bénéficié l’été dernier. Et de garder un esprit d’innovation pour prendre le pli des nouvelles tendances.

Bien sûr, on décrypte tout cela pour vous.





L’actu qui vous touche vous, hôteliers.


  •  2025 pour l’hôtellerie de luxe : bon augure et des tendances qui se confirment


Une bonne fin d’année 2024, les premiers signes des retombées post JO et un calendrier favorable pour les mois à venir… les ingrédients sont réunis pour espérer une année dynamique et porteuse pour le secteur du tourisme.

D’autant plus pour le segment haut de gamme et luxe, qui voient leur attractivité confirmée, selon la dernière étude du cabinet In Extenso relayée par le Journal de l’Hôtellerie. 

Cette même étude prévoit une progression du chiffre d’affaires hébergement de 4% à Paris et de 2% sur la Côte d’Azur (entre 1 et 2% en région) mais prévient tout de même : l’instabilité politique française et l’incertitude économique ne sont pas sans peser sur ces prévisions.

Déjà, l’année 2025 a démarré sur un bon élan : taux d’occupation en hausse à Paris en janvier (+7 points), taux de réservation en avance de 4 points pour février, et des intentions de voyage pour les vacances d’hiver en hausse. Les séjours en montagne ont toujours une place de choix dans les plans des Français : 34% d’entre eux la préfèrent pour partir en février, devant la ville et le bord de mer.

Citée dans le même article, Nathalie Delattre, ministre déléguée chargée du Tourisme, met l’accent sur les défis à relever pour le secteur en 2025 : « améliorer la qualité de l’offre et répartir la fréquentation sur toute l’année, accompagner le secteur dans sa transition écologique et numérique, renforcer l’attractivité des métiers et veiller à préserver le tourisme social et inclusif. ».





 

Et si l’on parle de projections, le début d’année est aussi le moment de s’intéresser aux tendances qui vont façonner les modes de voyage et les attentes de la clientèle de luxe dans les prochains mois.

Écoresponsabilité, expérience et innovation technologique. Voilà la triade qui marque les attentes des clients en matière d’hôtellerie et que vous devriez garder en tête dans vos choix de développement.

« Face à une clientèle de plus en plus exigeante, et aussi plus jeune que sa clientèle traditionnelle, les marques de luxe doivent donc repenser leurs stratégies pour rester pertinentes tout en préservant leur héritage et leur exclusivité. », analyse la revue Luxury Travel Mag dans cet article

Chaque nouvelle année est une opportunité pour les hôteliers de s’inspirer des nouvelles modes et habitudes de consommation des voyageurs.

Voici celles qui ont attiré notre attention :


  • L’engouement pour le « noctourisme »  : pour échapper aux fortes chaleurs et ajouter un supplément de charme, les Français se disent prêts à privilégier des destinations offrant de meilleures conditions  pour observer le ciel et profiter de la magie de la nuit. 

La revue Condé Nast Traveller se penche sur cette tendance et observe le développement des offres de tours et visites nocturnes à caractère exclusif : se promener seul en pleine nuit au coeur du Duomo de Florence ou avoir un accès aux prières du soir dans un monastère au Bhoutan sont quelques uns des exemples cités. La nuit reste un scénario propice aux expériences originales et authentiques.


  • La place centrale de l’IA pour la recherche d’expériences alternatives : 30% des voyageurs français se disent intéressés par l’utilisation de l’intelligence artificielle pour planifier leurs voyages. C’est une étude annuelle produite par Booking qui l’affirme. La plateforme Booking propose déjà un outil intégré d’aide à l’organisation du séjour (AI Trip Planner). Les voyageurs n’adoptent pas uniquement cette technologie pour son côté pratique. Mais également dans le but de rechercher des expériences uniques, moins connues du grand public. 

20% des personnes interrogées affirment d’ailleurs utiliser des applications pour connaître en temps réel la fréquentation d’un site touristique avant de s’y rendre.


  • Le mouvement « anti-butler » : l’expérience attendue par la clientèle haut de gamme sera plus privée, personnalisée et « comme à la maison », prévoit le Condé Nast Traveler. Cela passe aussi par un service toujours aussi soigné mais plus effacé. Le résultat recherché : plus d’autonomie et moins de protocole dans la relation avec le client.

Parmi les hôtels à avoir adopté cette tendance figurent The Emory (Londres) ou Arev (Saint-Tropez) : ces établissements ont fermé leurs réceptions et ont digitalisé complètement le check-in et l’accès aux chambres via smartphone.


  •  SIRHA 2025 : le rendez-vous incontournable de la Food rayonne toujours plus fort

La 22ème édition du Sirha Lyon se tenait fin janvier. Plus de 257.000 professionnels du monde de la restauration se sont réunis pendant cinq jours, soit 25% de plus qu’à l’édition précédente. Avec 15% de participants internationaux. Le Sirha fait rayonner la France et confirme sa place privilégiée dans l’agenda gastronomique.

Les concours prestigieux qui s’y tiennent font aussi l’attrait de ce salon.

La finale mondiale du Bocuse d’Or a laissé des moments inoubliables. Paul Marcon a permis à la France de savourer la victoire, devant le Danemark et la Suède. Le jeune chef de 28 ans accomplit cet exploit 30 ans après son père, le chef Régis Marcon.

Camille Pigot, intégrante de l’équipe de Marcon, a permis de prolonger les célébrations en remportant également le Prix du meilleur commis.

Côté sucré, c’est la Coupe du monde de la Pâtisserie qui se tenait aussi au Sirha et qui a suscité plein d’émotions. Le concours s’est soldé par une victoire du Japon, mais la France a décroché la deuxième place. Ce soir-là sont montés sur le podium les Français Haruka Atsuji (candidat chocolat), Jérémy Massing (candidat sucre) et Mickaël Guyader (candidat glace).

Victoire française également à l’International Catering Cup pour les traiteurs Julien Guenée et Louis Tocheport qui ont remporté la première place.

Une année de plus le Sirha comptait une variété de scènes pour mettre en lumière la richesse des métiers de bouche et la restauration. Voici quelques uns des candidats qui ont fait briller leur métier et dont le savoir-faire a été récompensé  : Jules Mercier (1ère place Coupe de France des Fromagers), Aurélien Houenard (Or du Trophée du Maître d’Hôtel) ou encore Louis-Gautier Lepers (1ère place World Burger Contest).


  •  Le boom du label Clef Verte

L’hôtellerie française de plus en plus engagée sur le développement durable? C’est ce que reflète l’évolution impressionnante du label Clef Verte dans l’Hexagone.

C’est le Figaro qui s’intéresse au phénomène dans cet article. En 2025, la France compte 2428 lauréats. Avec la région Île-de-France en tête : 438 établissements francilien sont labellisés, soit une hausse de 82% en un an. Au niveau national, le nombre a triplé en trois ans.

Le label Clef Verte, créé au Danemark en 1994, est aujourd’hui l’un des plus reconnus en matière de tourisme durable. Les candidats sont examinés sur sept thématiques : politique environnementale, sensibilisation de la clientèle, gestion de l’eau et de l’énergie, réduction des déchets, achats responsables et cadre de vie.

Les établissements sont aussi encouragés à développer des partenariats durables de manière locale pour soutenir des projets environnementaux et solidaires.

Cette reconnaissance témoigne d’un engagement réel en matière d’écoresponsabilité. Un sujet désormais indissociable de la stratégie de développement pour les hôteliers, et un critère qui a prix toute sa place dans le processus de décision du client.





En coulisses ! L’art de faire vivre un hôtel de luxe.


  •  Exploiter l’IA au service de la personnalisation 

Intelligence artificielle et expérience personnalisée vous paraissent des concepts opposés? Loin de là, l’IA est au service des hôteliers qui veulent soigner toujours plus l’expérience du luxe.

Exploitation des données du client, anticipation des tendances, recherche et synthèse ultra-rapide d’informations… bien que nous assistions aux balbutiements de ce progrès technique, l’intelligence artificielle est déjà capable de répondre à un ensemble de problématiques et améliorer la qualité de service en hôtellerie.

Cet article de BPI France dresse un bon portrait de comment l’IA transforme déjà l’expérience en hôtellerie-restauration. Et qui concernent tous les services d’un hôtel, de la réception au room service.

Voici quelques unes des pistes à retenir :

  • Des recommandations personnalisées grâce à l’analyse des préférences : l’IA s’appuie sur toute l’information liée à la réservation du client (type de chambre, activités réservées) pour faire des suggestions (de restaurants, d’activités, sorties culturelles…) les plus adaptées au profil ou aux besoins de la personne au moment du séjour.

  • L’optimisation des services de chambre : il s’agit ici d’anticiper les besoins et préférences des clients en matière de nettoyage, livraison des repas et autres prestations du room service. La méthode est toujours la même : l’IA s’appuie sur l’historique des demandes et des habitudes du client. L’objectif est double : un service plus rapide et personnalisé pour une meilleure satisfaction client et une optimisation des ressources hôtelières.

  • La gestion de programmes de fidélité basés sur l’IA : ici cette technologie permet d’analyser les données des membres inscrits dans le programme de fidélité pour comprendre leurs habitudes de consommation et leurs préférences. Et ainsi leur proposer des récompenses adaptées et rendre le programme plus attrayant. 


  •  L’engouement pour les collaborations entre l’hôtellerie et les marques de mode 

De la haute couture à la joaillerie en passant par la parfumerie ou les cosmétiques. La mode et le luxe au sens large ont leurs yeux tournés vers l’hôtellerie. Les adresses les plus prestigieuses deviennent ainsi le décor de collaborations et campagnes de rêve.

Ces dernières années le nombre de partenariats entre marques de mode et hôtels de luxe se multiplient. Et prennent des formes diverses : pop-up stores, produits personnalisés déposés en chambre, marchés de Noël…

Une belle vitrine pour les marques et une opportunité pour l’hôtel d’attirer un autre public et de s’associer à des marques iconiques.

Le partenariat est poussé même jusqu’à la co-création de produits ou d’une ligne de vêtements. Exemple avec le Ritz Paris. Le Palace parisien est associé depuis 2021 avec Frame, une marque américaine, avec laquelle il confectionne une collection d’automne.

Le Bristol, lui, plonge dans la tendance en créant sa propre marque : Bristol Society. Lancée à l’automne 2024, on y trouve des pyjamas, des tote bags, des vêtements d’intérieur et même de sport. 

« L'idée pour les hôtels est d'étendre leur territoire, mais en ayant une histoire à raconter. Et cette histoire, ce sont des moments, des expériences qui sont vécues entre les murs », explique Clara de Pirey, Directrice Luxury & Premium au sein de l’agence Nelly Rodi dans cet article de Harpers Bazaar. 

Ligne de vêtements pour enfants, vernis à ongles, produits pour le bain…

Quand la créativité des marques s’associe au sens de l’exclusivité de l’hôtellerie, c’est un nouveau terrain de jeu qui s’ouvre pour connecter avec un nouveau public. 

« L'objectif est aussi de recruter une nouvelle clientèle et une clientèle qui n'est pas forcément celle qui vient pour avoir l'expérience de l'hôtel ou du palace », précise dans l’article Clara Pirey, Directrice Luxury & Premium au sein de l’agence Nelly Rodi.





  •  Le cadeau client en restauration : un prolongement de l’expérience en salle

La personnalisation de l’expérience client est le standard que tout hôtelier devrait chercher à atteindre.

Mais quid du restaurant ? Comment offrir une expérience perçue comme unique et personnelle à table? 

Dans cet article du média Un Oeil en Salle une idée a retenu notre attention : le cadeau client.

Chez Pic, le restaurant doublement étoilé d’Anne-Sophie Pic au Beau-Rivage Palace de Lausanne, ce cadeau crée un lien privilégié. Car il s’agit d’un petit carnet remis au client lorsqu’il s’installe à table. 

Dedans il retrouve une histoire des rencontres marquantes de la cheffe avec des producteurs, éleveurs et artisans. La couverture de ce carnet représente un extrait d’une oeuvre réalisée par un artiste suisse, Michael Rampa. Les clients les plus fidèles pourront reconstituer l’ensemble à chaque nouveau carnet obtenu. « En fin de repas, nous éditons un menu personnalisé avec les plats choisis ainsi que les accords mets et vins. Ce dernier est glissé dans le carnet du client pour marquer le souvenir », raconte Diane Blanch, directrice du restaurant.

Le restaurant Da Vittorio, triplement étoilé, situé à Brusaporto (Italie), offre une plante de basilic à ses clients. Il s’agit de l’ingrédient principal de l’un des plats emblématiques de l’établissement. Ce qui prolonge le lien émotionnel du client envers le restaurant même après son départ.

Le cadeau réservé aux enfants est une attention de plus en plus répandue dans les restaurants gastronomiques. Un détail très apprécié par les parents qui se sentent les bienvenus dans un univers qui n’a pas toujours su inclure les plus petits convenablement dans l’expérience haut de gamme.

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Si cet article vous a permis de faire le plein de nouvelles idées en matière de gestion hôtelière et de recrutement, n’hésitez pas à le partager autour de vous et dites-nous les sujets que vous aimeriez voir abordés dans les prochains numéros.

L’équipe de Denis Bournerias recrutement vous souhaite le meilleur et reste à votre écoute !

 
 
 

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